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L’art libyen en voie de disparition de la fabrication des selles est maintenu en vie par quelques artisans

L’art libyen en voie de disparition de la fabrication des selles est maintenu en vie par quelques artisans

Libye

La fabrication de selles de chevaux est une tradition de longue date en Libye, mais seuls quelques artisans savent encore produire le fameux cuir et les motifs sertis d’argent.

Farag Mohamed est l’un des rares artisans qui sait encore réaliser une selle à la main, incrustée de motifs d’art islamique ancien et de symboles tribaux libyens.

Mohammed a commencé à travailler avec son oncle dès l‘âge de six ans ; un art qu’il a ensuite transmis à son fils.

“La plupart des fabricants de selles sont des autodidactes, et l’art de fabriquer les selles est considéré comme un artisanat originaire de la région. Nous estimons que la fabrication et l’usage des selles pour la montée à cheval est une très belle chose et les selles libyennes sont considérées comme uniques partout dans le monde’‘. Déclare l’artisan.

L’art de fabriquer des selles en cuir à la main et reliées avec des broderies à l’argent et au cuivre, autrefois florissant à Tripoli s’est aujourd’hui réduit à quelques personnes. Avec un accès limité aux matériaux importés, ce commerce tend disparaître.

L’artisan a créé deux principales sortes de selles, dont une avec des plaques d’argent, pour des coûts pouvant aller au-delà des 11 000 dollars. Un travail qui nécessite près de trois semaines de travail.

Les autres modèles moins chers sont incrustés de fils d’argent, d’or ou de cuivre et valent plus de 3 500 dollars. Ils demandent parfois jusqu‘à trois mois de tissage avec de délicats fils pour créer ces dessins complexes.

Les Libyens aiment montrer leurs selles pendant les fêtes comme les mariages, les cérémonies et les courses traditionnelles de chevaux : des compétitions qui ont lieu dans tout le pays.

“Ici à Janzour, nous nous préparons pour la compétition traditionnelle de courses de chevaux. On s’entraîne une fois par semaine tous les samedis. Nous avons un large public, c’est un événement populaire.” Raconte le cavalier Hossam Salah.

Les cavaliers sont jugés sur leur niveau technique ainsi que sur la qualité générale et la beauté de leurs selles.

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