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Kenya : NRM, « un mouvement illégal », selon les autorités

Kenya : NRM, « un mouvement illégal », selon les autorités

Kenya

Pour le gouvernement kényan, le Mouvement national de résistance (NRM, National Resistance Movement) créé par l’opposition menée par Raila Odinga est un groupement politique illégal.

Le Mouvement national de résistance (NRM, National Resistance Movement) menera-t-il vraiment ses activités à travers le Kenya ? Non, à en croire le gouvernement d’Uhuru Kenyatta. Tant le mouvement est déclaré illégal par Nairobi. “En vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par l’article 22 de la Loi sur les Crimes organisés de 2010, le Ministère de la sécurité intérieure définit le Mouvement national de résistance (NRM) comme un groupe criminel organisé”, a déclaré dans un communiqué, Fred Matiangi, secrétaire par intérim au ministère de la sécurité intérieure.

Créé par la coalition de l’opposition Super Alliance Nationale (NASA), le NRM regroupe des partis réunis tels que le Mouvement démocratique orange d’Odinga (ODM), WIPER, FORD-Kenya et le Congrès national Amani (ANC).

La déclaration de Fred Matiangi intervient un jour après qu’Odinga, chef du NRM a défié les institutions kényanes qui avaient dissuader de prêter serment en tant que président de la République du Kenya.

Une crise qui date d’août 2017

Pourtant interdite par les autorités, la place Uhuru a été prise d’assaut par les fidèles d’Odinga venus de tous les coins du pays pour participer à la cérémonie de prestation de Raila Odinga en tant que président du Kenya. Même si l’on a noté l’absence de certains leaders de la NASA dont son colistier Kalonzo Musyoka.

La crise politique au Kenya a débuté en août dernier, lors de l‘élection présidentielle. Raila Odinga, opposant et Uhuru Kenyatta, président sortant étaient deux principaux favoris. Le premier tour a été remporté par Kenyatta, selon la commission électorale IEBC.

En examinant la requête introduite par Odinga, la Cour suprême sous l’impulsion du magistrat David Maraga avait invalidé les résultats de l’IEBC pour de « graves irrégularités et dysfonctionnements ». Une décision historique et inédite dans un continent où la plupart des institutions sont ostensiblement inféodées aux régimes en place. Il a fallu donc reprendre l‘élection.

Malheureusement, Odinga s’est retiré justifiant que la commission électorale n‘était pas neutre pour assurer une élection véritablement transparente. Et cette fois-ci, la Cour n’a pas ordonné la reprise du scrutin. Uhuru Kenyatta a ainsi remporté haut la main l‘élection pour un deuxième mandat consécutif.

Insatisfaits, Odinga et la NASA ont lancé le NRM et ont mis en place un mouvement populaire sous la bannière #RESIST.

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