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Mouvement de protestation : le soudan limite l'accès aux médias sociaux

Mouvement de protestation : le soudan limite l'accès aux médias sociaux

Soudan

Les autorités soudanaises ont bloqué l’accès aux plates-formes populaires de médias sociaux utilisées pour organiser et diffuser des manifestations anti-gouvernementales à l‘échelle nationale déclenchées par une crise économique, selon les internautes.

Les manifestations – quasi-quotidiennes – de ces dernières semaines qui ont secoué le pays ont causé d‘énormes pertes ; en vies humaines et matérielles : les bâtiments du parti au pouvoir et ont été incendiés par les manifestants qui appellent le président Omar al-Bashir, – qui a pris le pouvoir en 1989 – à se retirer.

Dans un pays où l‘État contrôle étroitement les médias traditionnels, Internet est devenu un champ de bataille aux fins de diffusion d’information. Sur les 40 millions d’habitants du Soudan, quelque 13 millions utilisent Internet et plus de 28 millions, les téléphones mobiles, selon les médias locaux.

Les autorités n’ont pas répété le black-out qu’elles avaient imposé lors de manifestations meurtrières en 2013. Mais le chef du Service national du renseignement et de la sécurité soudanais, Salah Abdallah, a déclaré lors d’une rare conférence de presse tenue le 21 décembre : “Le gouvernement a discuté du blocage des réseaux sociaux. Sites de médias et à la fin, il a été décidé de les bloquer. “

L’impact des médias sociaux

Les utilisateurs des trois principaux opérateurs de télécommunications du pays – Zain, MTN et Sudani – ont déclaré que l’accès à Facebook, Twitter et WhatsApp n’a été possible que grâce à l’utilisation d’un réseau privé virtuel (VPN). Une plateforme qui a d’ailleurs été utilisée par les activistes pour organiser et documenter les manifestations.

Des hashtags en arabe, tels que «Sudan’s_cities_revolt», ont été largement diffusés au Soudan et à l’étranger. Des hashtags en anglais tels que #SudanRevolts ont également été utilisés.

« Les médias sociaux ont un impact très important et permettent d’informer l’opinion publique et de transmettre ce qui se passe au Soudan », a déclaré Mujtaba Musa, un utilisateur soudanais de Twitter comptant plus de 50 000 abonnés et documentant activement les manifestations.

NetBlocks, une ONG de défense des droits numériques, a déclaré que les données recueillies, notamment auprès de milliers de volontaires soudanais, ont fourni la preuve d’un “régime de censure étendu sur Internet”.

Bader al-Kharafi, PDG de la société mère Zain Group, a déclaré à Reuters : “Certains sites Web pourraient être bloqués pour des raisons techniques autres que celles de la société.”

Ni la National Telecommunications Corporation, qui supervise le secteur au Soudan, ni MTN ou Sudani n’ont pu être contactés pour commenter. Twitter et Facebook, qui possède également WhatsApp, se sont réserver le droit de commenter.

REUTERS

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