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Devoir de mémoire : Mamadou N'dala, l'officier qui écrasa le redoutable M23 à l'est de la RDC

Devoir de mémoire : Mamadou N'dala, l'officier qui écrasa le redoutable M23 à l'est de la RDC

République démocratique du Congo

Il y a cinq ans mourrait dans une embuscade tendue par des rebelles, le colonel Mamadou N’dala. Un jeune officier congolais qui détruisit le M23 qui semait la désolation à l’est de la RDC.

Publié le 5 janvier à 7h GMT, mis à jour le 6 janvier à 8h GMT

« Gloire à toi, colonel », « Nous ne t’oublierons jamais », …. Le 2 janvier dernier, des Congolais ont inondé les réseaux sociaux de superlatifs les plus hagiographiques en mémoire du colonel Mamadou N’dala mort le 2 janvier 2014.

Né en 1978 à Wamba, dans la province du Haut-Uele à l’extrême nord-est de la RDC, Mamada N’dala fut un officier des forces armées de RDC (FARDC). Grâce à des formations reçues d’instructeurs occidentaux et angolais, le jeune N’dala gravit rapidement des grades jusqu‘à celui de colonel.

Ce qui lui permit de prendre le commandement du 42e bataillon des commandos des Unités de Réaction Rapide. Et c’est ici qu’il affronta le tristement célèbre Mouvement du 23 mars ou M23.

Créé le 23 mars 2009, le M23 était constitué d’anciens éléments du groupe rebelle Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda. Ils sont intégrés dans l’armée suite à un accord de paix visant à stopper le conflit qui oppose depuis des lustres des groupes armés dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.

Et si N’dala sécurisait Beni ?

Estimant que le gouvernement congolais n’avait pas respecté l’accord (libération des prisonniers, intégrations des membres du CNDP dans les institutions, etc.), le M23 organise une mutinerie et repart dans le maquis.

Bien organisé et soutenu par des dignitaires du pouvoir rwandais selon des observateurs, le M23 met facilement en déroute les FARDC. Au point d’envahir en 2012 des localités comme Rutshuru et Goma alors que l’armée battait en retraite abandonnant de nombreux territoires à l’ennemi.

Obnubilé par ses victoires, le M23 lance en août 2013, des obus sur la ville de Goma. Mais sans s’attendre à une cinglante réponse qu’avait réservée l’armée congolaise sous la férule du colonel Mamadou N’dala et appuyée par la mission de l’ONU en RDC (MONUSCO). Le bilan officiel fit état des centaines de morts dans les deux camps. Mais c’est la rébellion qui enregistra les plus lourdes pertes.

Salué comme pacificateur dans toute la RDC, N’dala fut instruit de neutraliser les ADF, une milice ougandaise qui semait la terreur à Beni. Malheureusement, le 2 janvier 2014, il tombe dans une embuscade avant même de bâtir ses plans de bataille pour faire face aux ADF.

Et ce sont ces ADF qui continuent d’endeuiller l’est de la RDC, notamment à Beni où ces deux dernières années, près de 2459 personnes ont été tuées par les ADF, malgré la présence de l’armée et des éléments de la MONUSCO.

Un quotidien infernal que les Congolais de l’Est ne veulent plus vivre comme ils le font savoir à travers des manifestations. Et peut-être cette irrépressible soif de paix durable aurait-elle déjà été étanchée si N’dala avait accompli sa mission de Beni.

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