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Le Cameroun veut assainir le secteur du transport

Le Cameroun veut assainir le secteur du transport

Cameroun

Au Cameroun, le secteur des transports demeure une épine pour les autorités. Quatre-vingt-huit agences de transport avaient été suspendues par le gouvernement le mois dernier. Et pour cause, ces entités n‘étaient pas en conformité avec la réglementation. Il leur est reproché, le manque de licence, l’absence de points spécifiques d’embarquement et de débarquement pour les voyageurs, et la concurrence déloyale entre autres.

Des griefs émis à la suite d’un audit réalisé par les services techniques compétents du ministère des transports qui notait alors que cet incivisme est généralisé. Mais outre cette question du non-respect des règles, la qualité des services proposés par les agences laissent souvent à désirer. Et certaines, pour faire la différence, ont décidé de l’amélioration de leur prestation via des formules VIP.

“Alors la priorité chez nous c’est la sécurité, ensuite quand le passager arrive, il est très bien accueilli, et cela part du départ à l’arrivée, se félicite Claude Dikoume, responsable dans une compagnie de transport camerounaise. Le confort est exceptionnel, nous avons des repas que nous servons à bord aux passagers, c’est-à-dire que pendant son voyage entre Douala et Yaoundé ou Yaoundé-Douala, le passager est tranquille”, ajoute-t-il.

Ce n’est pas un service qui a été pensé pour faire grandir le Cameroun, ou bien nous faire champion en termes de transports, mais c’était pour des besoins économiques

Si des agences arrivent à se polir une image positive auprès des passagers grâce à leurs investissements, les syndicats en charge des transports interurbains sont moins enthousiastes.

“Lorsqu’on dit VIP, il y a un certain standard qu’on doit respecter, la qualité du véhicule. Rendez vous compte, dans les agences dites VIP, le véhicule à lui seul laisse à désirer. Celui en plus qui est supposé conduire les gens doit avoir une certaine formation d’agent de tourisme. Mais malheureusement, le chauffeur qui est recruté n’a aucune notion sauf celle du code Rousseau”, fustige Deffo Sokeng, président d’un syndicat de transports interurbains.

Pour ce syndicaliste, il faut trouver le moyen de relever les standards camerounais en termes de transport VIP, en s’inspirant par exemple de ceux qui font référence en la matière. “Un chauffeur VIP doit avoir un savoir-vivre particulier. Malheureusement, on ne trouve pas beaucoup de ces chauffeurs, car ce n’est pas un service qui a été pensé pour faire grandir le Cameroun, ou bien nous faire champion en termes de transports, mais c’était pour des besoins économiques, et là, il y a un problème. Donc, là, si on veut parler de VIP, il faut aller voir comment cela se passe ailleurs”, suggère-t-il.

La plupart des agences suspendues avaient repris leurs activités quelques jours après la mise en circulation des bus quai, en attendant de remplir les conditions exigées par le ministère de tutelle.

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