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Après ''Orange'', Uzo Aduba veut raconter la vie des ''sans voix''

Après ''Orange'', Uzo Aduba veut raconter la vie des ''sans voix''

Etats-Unis

Surveillants corrompus, conditions délabrées, brutalité et privatisation…sont là, quelques maux quotidiens de la vie carcérale.

Des sujets abordés par “l’Orange est le nouveau noir” d’Uzo Aduba qui raconte l’histoire de la vie improbable derrière les barreaux d’une femme blanche, différente de celle des femmes de couleur.

Au moment ou la série diffusée sur Netflix approche de sa septième et dernière saison, l’artiste a transformé de petites carrières en grandes carrières pour des acteurs qui, autrement, n’en auraient peut-être pas eu la chance.

"Ma mère a toujours été ma plus grande championne, ma plus grande supportrice, ma plus grande pom-pom girl, ma plus grande fan, comme elle dit. Mais je sais que dans le calme de son cœur, elle avait peur pour moi et était nerveuse...''

“J’essaie de raconter les histoires des personnes disparues et les voix qui manquent dans la tapisserie, c’est ce que j’essaie de faire avec mon art – que ce soit des histoires que nous connaissons, mais que nous n’avons jamais vues à travers cette voix particulière ou des histoires que nous n’avons jamais vues auparavant’, déclare Uzo Aduba.

Une chose moins drôle est arrivée à Uzoamaka Nwanneka Aduba alors qu’elle se rendait à une audition pour un rôle différent dans l‘émission : elle était en retard.

Elle pensait que ce n‘était peut-être pas son destin. Aujourd’hui agée de 38 ans, Aduba qui tentait sa chance depuis une dizaine d’années, au travers de petites séries avait pris la décision de quitter l’entreprise, pensant qu’une carrière juridique était la voie à suivre.

“Quand j’ai reçu l’appel en septembre 2012, c‘était la première fois que j’arrêtais de jouer. C‘était la première fois que j’arrêtais et ça me brisait le cœur d’arrêter parce que c‘était quelque chose que j’aimais tant et de venir de l’autre côté et d‘être ici sept ans plus tard et de sentir qu’il y a tellement de possibilités, vous savez, que tout est vraiment possible”, raconte t-elle.

C’est à ce moment-là qu’un appel téléphonique a changé sa vie. Mais en lieu et place du rôle de Janae Watson, elle s’est vue proposer Crazy Eyes à la place, mais seulement pour quelques apparitions en tant qu’invitée. Elle portait les nœuds bantous qui sont devenus la signature du personnage à l’audition.

“Tant de choses ont changé”

“Tant de choses ont changé au cours de cette période de sept ans que je vous en suis entièrement reconnaissant et vous savez que ce moment, cette histoire est ce qui a changé mon histoire. Et c’est de la folie”, se souvient-elle.
 

Un rôle qui lui a ouvert les portes de la popularité, et lui a permis de remporter deux Emmys, deux Screen Actors Guild Awards et un Golden Globe.

Aduba se souvient de l’enthousiasme et de l’excitation ressentie au fur et à mesure qu’elle atteignait la popularité.

“L‘énergie était excitante parce qu’elle était si nouvelle pour nous tous, tu sais ? En fin de compte, beaucoup d’entre nous n’avaient jamais vraiment travaillé dans ce médium auparavant. Et le fait que nous avions d’autres occasions de faire du travail, de l’art, de créer d’autres personnages en dehors d’Orange était excitant pour nous. Et donc, vous savez, nous parlions de ce qui allait arriver et, vous savez, de qui que ce soit avec qui nous allions travailler et cela nous semblait excitant. On était juste excités.”

Aujourd’hui, elle n’a qu’un but, raconter les histoires des disparus, de faire entendre la voix des sans voix.

Parmi les projets à venir d’Aduba figurent le film “Beats” (battements ou rythmes) et la série à effets spéciaux “Mrs’‘ (Madame).

Avec AP

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