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Le Congo engagé pour la diversification de son économie

Le Congo engagé pour la diversification de son économie

Congo

Pour rendre l‘économie congolaise plus robuste aux chocs exogènes et moins sujette aux intempéries des ressources primaires et pétrolières, le Plan national de développement (PND) adopté en août 2018 par le Parlement tente de mettre en place ses stratégies.

Des stratégies axées sur la participation du secteur privé et les forces vives du pays avec comme objectif, permettre à ce pays dépendant à plus de 80 % de ses recettes issues de l’or noir de connaître l‘émergence en 2022.

“Après le choc pétrolier en 2015- 2016, l‘économie hors pétrole a accusé une forte récession, et c’est seulement en 2019 qu’on remonte à une croissance positive et d’après les cadrages du PND, et les bailleurs de fonds, le gouvernement souhaiterait relancer l’economie pour qu’on reatteigne 4 à 5 % à l’horizon 2022. Mais en réalité, il faut aller au délà pour retrouver le chemin vers l‘émergence qui voudrait un taux de croissance entre 8 à 10 % et soit soutenue près d’une décade”, explique le professeur Charles N’Cho Oguie, coordonnateur des consultants.

Et ce chemin vers l‘émergence passe par la bonne gouvernance, l’autosuffisance alimentaire, qui demande une transformation du secteur agricole pour réduire l’importation alimentaire qui coûte énormement à l‘économie qui vit déjà mal l’absence de devises.

Soutenir le secteur privé

“Notre PND prône le renforcement de la gouvernance dans tout le champ d’intervention de l’action publique afin d’améliorer justement la performance de cette action, deuxièmement la valorisation du capital humain à travers la réforme du système éducatif, l’insertion et la mise en œuvre des programmes d‘éducation civique et de lutte contre les antivaleurs”, souligne Ingrid Olga Ebouka-Babackas, ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale de la République du Congo.

Le secteur privé appelé à s’investir dans ce plan de développement souhaite pour sa part un État plus entrepreneur et demande plus d’accès aux financements, aux capacités techniques et professionnelles.

“Nous avons aussi une autre difficulté l’accès aux informations et l’accès au marché. Et enfin, il y a le fait que dans notre pays, notre territoire, il est très difficile d’insérer des activités économiques dans l’espace urbain, toutes ces difficultés demeurent, liées aux tracasseries administratives, au climat des affaires qui n’est pas très performant”, déplore Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la Chambre de commerce et représentant du secteur privé.

Ce plan de développement censé rendre le Congo émergent d’ici 2022 a le soutien de la Banque mondiale.

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