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Présidentielle 2020 en Côte d'Ivoire : Guillaume Soro, un optimisme à la Macron

Présidentielle 2020 en Côte d'Ivoire : Guillaume Soro, un optimisme à la Macron

Côte d'Ivoire

Guillaume Soro a réaffirmé vendredi sa volonté de se présenter à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire. L’ancien chef rebelle entend surprendre. Comme l’actuel président français Emmanuel Macron en 2017.

Sa soif de la magistrature suprême se précise davantage. Dans un entretien avec France 24 et RFI, Guillaume Soro a confirmé sa candidature à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire. Une sortie qui intervient après l’annonce faite il y a près de deux jours à Valence (Espagne), en présence de ses inconditionnels.

Si le rêve de l’ancien Premier ministre récemment président de l’Assemblée nationale paraît noble, le chemin qui mène au pouvoir suprême est loin d‘être un fleuve tranquille. Tant il faudra en découdre avec des vétérans et cadors de la politique ivoirienne.

Notamment le candidat du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo et de celui du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui, même s’ils ne sont plus au pouvoir sont considérés par des observateurs comme de véritables machines électorales.

Il y a aussi le parti du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) du président sortant, Alassane Dramane Ouattara (ADO). Mais surtout lui-même.

Si l’actuel homme fort d’Abidjan a déjà affiché son intention de ne pas se présenter en vertu de la Constitution qui limite le nombre de mandats consécutifs à deux, ADO semble toutefois entretenir un petit mystère.

Et la gouvernance électorale ?

« Je ne vous dis pas que je m’en vais. Il y a un certain nombre d’amis que je consulterai avant de prendre ma décision définitive », déclarait en avril dernier le chef de l‘État ivoirien lors de la clôture du 12è forum Mo Ibrahim. Soro pourrait donc se retrouver nez à nez face à son ancien allié. Et la tâche ne semble pas facile pour l’ex-chef rebelle.

Mais pas de quoi décourager l’ancien présient de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) dans les années 1990. N‘étant soutenu par aucun des trois grands partis ivoiriens, l’homme politique de 47 ans peut compter sur le mouvement qu’il vient de créer Générations et peuples solidaires (GPS) dont il espère un succès équivalent à celui d’En Marche, lancé un an avant son élection à la présidence française par Emmanuel Macron. 

Et pour le natif de Kofiplé (nord), son destin politique pourrait être semblable à celui de l’actuel président français.

« Quand Macron lançait En marche, toute la classe politique était unanime (pour dire) qu’il ne serait jamais président (…). J’ai décidé de prendre mon destin en main. J’ai 47 ans et je pense que je ferai cavalier seul ».

Voilà qui marque officiellement le début d’une nouvelle recomposition du paysage politique ivoirien. Un déchaînement d‘énergies (et même de passions) politiques s’annonce donc au pays d’Houphouët surtout que l’absence de consensus sur la composition de la commission électorale fait déjà grincer des dents.

Et fait craindre à des observateurs la résurrection des vieux démons ayant conduit à la crise politique de 2010-2011.

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