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RDC : des dessins d'enfants illustrent la pollution à Kinshasa

RDC : des dessins d'enfants illustrent la pollution à Kinshasa

République démocratique du Congo

Montagnes d’immondices, déchets en plastique, caniveaux bouchés : des écoliers ont dessiné les conséquences de la pollution pour présenter Kinshasa, leur ville et capitale de la République démocratique du Congo, à l’issue d’un atelier de deux jours sur les histoires des villes.

L’exposition des dessins réalisés par des écoliers de deux écoles consulaires (française et belge) et de deux écoles de la périphérie de Kinshasa encadrés par huit artistes expérimentés, se poursuivait jeudi au Centre culturel français de Kinshasa.

“A travers mes deux dessins, j’ai voulu m’exprimer sur la pollution de l’eau parce que le fleuve Congo est très pollué. A Kinshasa, on ne respecte pas les signalisations et on traverse les artères sans respecter les endroits indiqués. On jette les déchets dans la rue”, s’indigne Mahili Madimbu, une écolière de neuf ans.

A Kinshasa, on ne respecte pas les signalisations et on traverse les artères sans respecter les endroits indiqués.

A Kinshasa, mégapole de 12 millions d’habitants, les ménages produisent au moins 480 m3 de déchets par jour. Dans le cadre d’un projet qui a pris fin en août 2015, l’Union européenne avait injecté un million de dollars par mois pour leur évacuation.

Mais désormais la régie chargée de l’assainissement de la capitale congolaise ne dispose que d’un budget de 400.000 dollars par an, selon son directeur, Anderson Vantoto. Depuis, des montagnes d’immondices ont fait leur apparition dans la ville.

“Je veux que Kinshasa change. Je souhaite qu’on ne trouve plus de déchets et d’immondices à travers les rues. Je souhaite que les taxis et les bus respectent les règles de la circulation sur les routes”, a lancé cette fillette en montrant ses deux dessins sur lesquels on voit des taxis peints en jaune bloquer la circulation.

Certains écoliers ont accroché des carcasses de téléphones cellulaires sur des plaques, d’autres ont été pris en photo, enduits de peinture sur leurs corps pour représenter les violations des droits de l’Homme. Certains ont construit une maisonnette avec des bouteilles en plastique.

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