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Le principal suspect des attentats de Bamako absent du procès ?

Cinq ans après les attaques de l’hôtel du Radisson Blu et du restaurant La Terrasse, le procès des auteurs présumés des attentats s'ouvre ce mardi à Bamako.   -  
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Jerome Delay/AP

Mali

Cinq ans après les attaques de l’hôtel du Radisson Blu et du restaurant La Terrasse, le procès des auteurs présumés des attentats qui avaient fait 25 morts s'ouvre ce mardi à Bamako.

Mais le principal suspect le Mauritanien Fawaz Ould Ahmeida, alias "Ibrahim 10", le lieutenant du chef djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, ne sera toutefois peut-être pas à son procès.

S'il est bien cité à comparaître devant la Cour d'assises anti-terroriste de Bamako, la figure majeure du djihad sahélien ferait partie des quelques 200 détenus libérés début octobre en échange de quatre otages, dont l'homme politique malien Soumaïla Cissé et la Française Sophie Pétronin.

Sa libération, si elle s'avère vraie, quatre ans après son arrestation à Bamako n'a toujours pas été officiellement confirmée.

"Ibrahim 10" est accusé d'avoir, pour "venger le prophète" dans la foulée des attentats contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, commis l'attaque contre le restaurant La Terrasse de Bamako le 6 avril 2015, tuant un Français, un Belge et trois Maliens, selon des éléments du dossier de l'enquête consultés par l'AFP.

Le 20 novembre de la même année, il aurait "planifié et fait exécuter" l'assaut contre le Radisson Blu, un hôtel de luxe du centre de la capitale malienne, selon la même source. Deux hommes avaient alors "tiré sur tout ce qui bouge", tuant 20 personnes avant d'être abattus.

Le procès devrait en tout état de cause se tenir. Deux hommes d'une vingtaine d'années doivent également être jugés au cours d'un procès dont la durée n'a pas été précisée.

Depuis la prolifération de groupes djihadistes au Sahel dans les années 2010, les attaques contre les symboles de l'Etat et les intérêts des pays impliqués dans la lutte anti-djihadiste ont fait des centaines de morts.

Les procès comme celui qui doit se tenir mardi à Bamako sont rares dans une région dévastée, où les frontières sont poreuses et les systèmes judiciaires souvent défaillants.

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