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Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur l’attaque perpétrée le 15 janvier 2021 contre la mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA)

Déclaration à la presse faite par le Conseil de sécurité sur l’attaque perpétrée le 15 janvier 2021 contre la mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA)

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite, aujourd’hui, par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de janvier, M. Tarek Ladeb (Tunisie):

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné dans les termes les plus énergiques l’attaque perpétrée le 15 janvier 2021 contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) près de Tessalit (région de Kidal), au cours de laquelle un Casque bleu égyptien a été tué et un autre grièvement blessé.

Les membres du Conseil ont adressé leurs condoléances les plus sincères et leur solidarité à la famille de la victime, ainsi qu’à l’Égypte et à la MINUSMA. Ils ont souhaité un prompt rétablissement au Casque bleu blessé et rendu hommage aux soldats de la paix, qui risquent ainsi leur vie.

Les membres du Conseil ont demandé au Gouvernement malien de transition d’ouvrir rapidement une enquête sur cette attaque et d’en traduire les auteurs en justice. Ils ont souligné que les attaques visant des soldats de la paix pouvaient constituer des crimes de guerre au regard du droit international. Ils ont souligné également que le fait de préparer, de donner l’ordre de commettre, de financer ou de mener des attaques contre des soldats de la paix de la MINUSMA constituait un critère d’imposition de sanctions en application de résolutions du Conseil de sécurité.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constituait l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales. Ils ont souligné que les auteurs, les organisateurs et les commanditaires de ces actes de terrorisme inqualifiables et ceux qui les finançaient devaient être traduits en justice. Ils ont fait valoir que les responsables devaient être amenés à répondre de leurs actes et exhorté tous les États à coopérer activement avec toutes les autorités compétentes à cet égard, conformément aux obligations que leur imposaient le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

Les membres du Conseil ont réaffirmé que tous les actes de terrorisme étaient des crimes injustifiables, quels qu’en soient les motifs et les auteurs et indépendamment de l’endroit et du moment où ils étaient perpétrés. Ils ont rappelé que tous les États devaient combattre par tous les moyens, dans le respect de la Charte des Nations Unies et des autres obligations découlant du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, les menaces que les actes de terrorisme faisaient peser sur la paix et la sécurité internationales.

Les membres du Conseil ont réaffirmé leur appui sans réserve au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif, à la MINUSMA et aux autres forces de sécurité présentes au Mali et dans la région du Sahel, comme il est indiqué dans la résolution 2531 (2020).

Les membres du Conseil se sont déclarés préoccupés par les conditions de sécurité qui règnent au Mali et par la dimension transnationale de la menace terroriste dans la région du Sahel. Ils ont exhorté les parties maliennes à appliquer intégralement sans plus tarder l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (« l’Accord »). Ils ont noté que l’application intégrale de l’Accord et l’intensification de l’action menée pour écarter les menaces asymétriques pouvaient concourir à améliorer les conditions de sécurité dans l’ensemble du Mali. Ils ont souligné que les mesures prises par la Force conjointe du G5 Sahel pour lutter contre les activités des groupes terroristes et autres groupes criminels organisés contribueraient à sécuriser la région du Sahel.

Les membres du Conseil ont souligné également qu’il importait que la MINUSMA soit dotée des capacités nécessaires pour s’acquitter de son mandat et assurer la sécurité et la sûreté des Casques bleus des Nations Unies, conformément à la résolution 2531 (2020) du Conseil.

Les membres du Conseil ont en outre souligné que ces actes odieux n’entameraient pas leur volonté résolue de continuer à appuyer le processus de paix et de réconciliation au Mali.

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