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Algérie : le Hirak de retour dans la rue

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Algérie

Après un an d'arrêt les manifestations du vendredi ont repris à Alger.

Comme si le temps était resté suspendu pendant un an, les mêmes visages, les mêmes drapeaux et les mêmes chants ont réinvesti la rue. Forcé de suspendre leurs manifestations pendant près d'un an en raison de la pandémie de Covid-19, les algériens sont descendus dans la rue ce vendredi pour continuer de dénoncer le gouvernement d'Abdelmadjid Tebboune.

Quelque jours après le deuxième anniversaire du mouvement du Hirak, plusieurs milliers de manifestants se sont réunis dans la capitale Alger. Pour de nombreux algériens, peu de choses ont changé depuis le début du mouvement de contestation.

"Ce n'est pas une partie d'échecs, Bouteflika a été remplacé par un autre, Tebboune. Nous voulons déraciner cette bande, qu'ils partent tous, que nous obtenions un nouveau pays qui viendra des militants du mouvement populaire. Il y a des jeunes pleins d'énergies capables de gérer le travail. Écoutez mon fils, le népotisme nous a tués et a enfreint la loi" crie Saida, une retraitée descendue manifester à Alger.

"Rien n'a changé"

Deopuis deux ans, la jeunesse est très présente au sein du mouvement du Hirak pour demander un changement à la tête de l'Etat. Parmi les milliers de manifestants descendus crier leur colère, Abdel Rahman, un étudiant de 28 ans, pointe du doigt une absence de progrès.

"Nous sommes ici pour la liberté, rien n'a changé en Algérie, c'est resté pareil! Il n'y a rien dans ce pays. Nous nous demandons si les choses vont revenir à la normale ou si nous devons émigrer, nous avons encore une lueur d'espoir, et nous faisons partie de ce mouvement populaire".

Malgré l'interdiction de rassemblements mise en place par le gouvernement pour lutter contre la Covid-19, des cortèges se sont élancés dans plusieurs grandes villes du pays pour demander "un Etat civil et pas militaire", une des principales revendications des manifestants du Hirak qui réclament une "démilitarisation" de l'Etat.

Des rassemblements étaient également en cours en province, notamment à Bejaïa et Tizi Ouzou, en Kabylie (nord-est), à Bordj Bou Arreridj (est) et à Oran (nord-ouest), où un pilier des droits de l'Homme, l'universitaire Kadour Chouicha, a été interpellé, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien.

Le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH), Saïd Salhi, a fait état, sur sa page Facebook, de près de 500 personnes interpellées dans une vingtaine de wilayas (préfectures), dont la plupart ont été relâchées en fin de journée.

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