Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Sahara occidental : le Front Polisario accuse l'ONU de soutenir le Maroc

Khatri Addouh, représentant du Front Polisario lors d'une conférence de presse.   -  
Copyright © africanews
AFP

Maroc

Les indépendantistes ont accusé l'organisation internationale de favoriser le gouvernement marocain dans la dispute autour du territoire du Sahara Occidental.

Depuis le Sud de l'Algérie, ils ont désignés les fautifs. Ce vendredi les rebelles indépendantistes du Front Polisario ont accusé l'Organisation des Nations Unies d'être responsable de la situation au Sahara Occidental.

A l'occasion du 45e anniversaire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le Front Polisario a dénoncé un laisser faire de la communauté internationale depuis un des camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, au sud de l'Algérie.

"Le Maroc n'aurait pas pu faire ce qu'il a fait sans le soutien de la communauté internationale, le soutien de l'ONU, du Conseil de sécurité ainsi que le secrétaire général de l'ONU" a déclaré Khatri Addouh, représentant du Front Polisario lors d'une conférence de presse. "Le Maroc est, bien sûr, responsable de ses actes ; c'est l'ONU qui porte une grande responsabilité dans les actions du Maroc."

"Les Sahraouis vivant dans les territoires occupés célèbrent cet anniversaire depuis des semaines pour montrer au monde que le peuple sahraoui est uni, et qu'il est d'accord sur une seule idée, celle du combat et du sacrifice" a continué Khatri Addouh.

Après presque 30 ans de cessez-le-feu, les tensions entre le Front Polisario et le gouvernement marocain ont resurgi en novembre 2020, après que le Maroc a déployé des troupes dans la zone tampon de Guerguerat en réponse au blocage par un groupe de militants sahraouis de la seule route vers la Mauritanie voisine.

Depuis, le Polisario se dit "en état de guerre de légitime défense" et rejette les négociations de paix quadripartites (Maroc, Polisario, Algérie et Mauritanie) menées sous l'égide de l'ONU, au point mort depuis mars 2019.

Voir plus