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Sénégal : le tourisme au creux de la vague

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Senegal's tourism struggles amid COVID-19

Sénégal

Plusieurs entreprises ont baissé leurs rideaux. Alors que des promoteurs, parmi les plus coriaces, tentent encore de jouer la carte de la résistance. Mais le pari est loin d’être une partie de plaisir.

Une piscine vide, tel un symbole de la détresse du tourisme au Sénégal, en ces temps de Covid-19. Dans cet hôtel de Kabrousse, dans la station balnéaire de Cap-Skirring, au sud du pays, ces employés sont comme des rescapés. Car malgré un chiffre d’affaires divisé par plus deux, le propriétaire s’est accroché pour sauver quelques emplois.

« Ça n’a pas été facile de subir cette baisse brutale des activités. Il a fallu, en plus, faire attention du sort du personnel. On s’est arrangé pour employer le personnel en alternance parce qu’on ne pouvait pas garder une équipe importante avec un nombre restreint de clients. », explique Jean-François Davy, propriétaire d’hôtel.

Les employés de cet hôtel se considèrent d’ailleurs comme des chanceux. Une chance que n’a pas eue Lamine Diop Sané. Ce guide touristique a tout perdu : son emploi, sa passion. Aujourd’hui, c’est un homme abattu qui revient dans son lieu de travail, jadis parmi les plus prisés de Cap Skirring.

« J’ai envie de pleurer. J’ai envie de pleurer parce cet hôtel est un hôtel que j’ai vu naître, un hôtel dans lequel j’ai commencé à exercer ma fonction. Mais aujourd’hui, j’ai un grand regret de voir l’état dans lequel il se trouve », regrette, Lamine Diop Sane, guide touristique.

Mais cette chute des activités touristiques ne touche pas que les travailleurs du secteur hôtelier. Le patron de cette entreprise de location d’engins de loisir ne sait plus où donner de la tête. Lassana Thiam a investi près de 300 millions de francs CFA pour mettre sur pied son business. Mais aujourd’hui, il vit dans le doute.

« Ça a été catastrophique. J’ai investi énormément d’argent dans les quads, dans les buggys. J’ai investi également dans les kayaks, dans les rosalies, dans des vélos, dans des jet-ski, dans les wakes. J’ai une base nautique complète et une base terrestre complète. Mais actuellement, ce n’est pas viable économiquement, ce n’est pas possible. Donc, on fait avec les moyens du bord. Et là, je suis en train de me poser des questions si je dois continuer ou fermer définitivement », explique Lassana Thiam, patron d’une entreprise de loisir.

C’est dans cette incertitude affligeante que vivent les acteurs du tourisme à Cap-Skirring. Et ils sont loin d’être une exception au Sénégal.

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