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RDC : la Chine appelle ses ressortissants à quitter le Kivu et l'Ituri

RDC : la Chine appelle ses ressortissants à quitter le Kivu et l'Ituri
Le conseiller d'État et ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi   -  
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ANGELOS TZORTZINIS/AFP or licensors

République démocratique du Congo

La Chine a exhorté mercredi ses citoyens à quitter trois provinces de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) alors que la violence s'intensifie dans cette région riche en minerais.

Un message de l'ambassade de Chine à Kinshasa sur la messagerie en ligne WeChat indique qu'un certain nombre de citoyens chinois ont été attaqués et enlevés au cours du mois dernier dans les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l'Ituri, où plusieurs groupes rebelles anti-gouvernementaux sont présents.

L'ambassade enjoint les Chinois résidant dans ces trois provinces à fournir leurs coordonnées personnelles avant le 10 décembre et prévoir de partir pour des régions plus sûres de la RDC. Ceux se trouvant dans les districts de Bunia, Djugu, Beni, Rutshuru, Fizi, Uvira et Mwenga doivent "partir immédiatement", indique le communiqué, précisant que les réfractaires seraient laissés à eux-mêmes.

"Sensibilisation à la sécurité"

"Nous demandons à tous les citoyens chinois et aux entreprises investies par des Chinois en RDC de prêter une attention particulière aux conditions locales, d'accroître leur sensibilisation à la sécurité et leur préparation aux situations d'urgence, et d'éviter les voyages extérieurs inutiles", déclare l'ambassade.

Aucun détail n'a transpiré sur ces incidents, bien que l'ambassade ait signalé le mois dernier que cinq citoyens chinois avaient été enlevés dans une exploitation minière du Sud-Kivu, qui borde le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie.

Contrôle des ressources naturelles

L'ambassade chinoise avait alors prévenu que la situation sécuritaire dans la région était "extrêmement complexe et sombre" et qu'il y avait peu de possibilités d'envoyer de l'aide en cas d'attaque ou d'enlèvement. Aucun détail n'a filtré sur les personnes enlevées, pour qui elles travaillaient ou qui était soupçonné de les avoir enlevées.

Plusieurs groupes armés, dont les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les Maï-Maï et le M23, se disputent régulièrement le contrôle des ressources naturelles de l'est de la RDC.Malgré le danger, les entreprises chinoises se sont installées en RDC et dans d'autres États africains instables, à la recherche de cobalt et d'autres minerais et ressources rares.

La sécurité était un sujet clé lors d'une réunion lundi à Dakar, la capitale du Sénégal, entre le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue congolais Christophe Lutundula, selon l'agence de presse chinoise Xinhua.

Coopération bilatérale

Le gouvernement chinois et le Parti communiste "attachent une grande importance à la sûreté et à la sécurité des entreprises chinoises et des ressortissants chinois à l'étranger et la partie chinoise est extrêmement préoccupée par les récents crimes graves que sont les enlèvements et les meurtres de ses citoyens en RDC", a déclaré Wang Yi.

Le chef de la diplomatie chinoise a exhorté la RDC à assurer la libération des personnes enlevées et à créer un "environnement sûr, sécurisé et stable pour la coopération bilatérale". Christophe Lutundula a pour sa part déclaré que la RDC prendrait des "mesures énergiques" pour enquêter sur les crimes, libérer les otages, punir sévèrement les coupables, sauvegarder la sécurité nationale et rétablir la stabilité dans l'est du pays.

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