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Maroc : le RNI rejette les accusations de "corruption des élections"

Maroc : le RNI rejette les accusations de "corruption des élections"
Abdelaziz Akhenouch, président du Rassemblement national des indépendants, lors d'un meeting de campagne dans la Kasbah d'Oudaya, le 2 septembre 2021   -  
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Maroc

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI), un des favoris du scrutin législatif prévu le 8 septembre au Maroc, a "rejeté catégoriquement" vendredi des accusations sur l'usage illégal d'argent durant la campagne électorale.

Le RNI "a reçu avec une grande indignation les dérives médiatiques dangereuses du secrétaire général du Parti Authenticité et Modernité (PAM, libéral), Abdellatif Ouahbi" à son encontre, selon un communiqué publié vendredi. Le RNI, qui appartient à la coalition gouvernementale, "rejette catégoriquement toute atteinte au bon déroulement du processus électoral de nature à entacher l'image du Royaume", ajoute le communiqué.

Jeudi, Abdellatif Ouahbi, le numéro un du PAM, principal parti de l'opposition, a accusé le RNI "d'inonder la scène politique avec de l'argent". Des reproches également formulés par le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS, centre-gauche), Nabil Benabdellah. Un autre favori des élections, le Parti de la Justice et du Développement (PJD, islamiste modéré), au pouvoir, a aussi condamné "l'utilisation obscène de fonds pour attirer les électeurs", sans nommer aucun parti.

Deuxième force politique du pays, le PAM - fondé par un influent conseiller royal, Fouad Ali El Himma, en 2008 avant qu'il n'en démissionne en 2011-, a été le principal rival du PJD notamment lors du dernier scrutin législatif en 2016. Tandis que le RNI, qui appartient à la coalition gouvernementale, est piloté par l'homme d'affaires Aziz Akhannouch, une des plus grandes fortunes du royaume, ministre de l'Agriculture depuis 2007 et décrit comme proche du Palais royal.

Au lendemain des dernières législatives, un bras de fer avait déjà opposé le RNI au PJD. Aziz Akhannouch s'était opposé au chef du gouvernement désigné Abdelilah Benkirane, alors secrétaire général du PJD, lors de tractations infructueuses pour former une majorité.Cette impasse avait plongé le Maroc dans une crise politique inédite de plusieurs mois.

Abdelilah Benkirane avait ensuite été démis de ses fonctions par le roi Mohammed VI et remplacé par le numéro deux du PJD, Saad Eddine El Othmani. En outre, le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS, centre-gauche), Nabil Benabdellah, a lui aussi reproché au RNI de "donner des sommes d'argent, à la vue de tous, pour attirer les candidats d'autres partis", dans un entretien accordé cette semaine à un média local.

La campagne électorale a démarré il y a une semaine. Une trentaine de partis sont mobilisés pour tenter de convaincre près de 18 millions de Marocains à se déplacer pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants et plus de 31 000 élus communaux et régionaux.

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