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Mali : vers un report des élections ?

Choguel Kokalla Maiga devant la foule sur la place de l'indépendance de Bamako, le 4 juin 2021.   -  
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MICHELE CATTANI/AFP or licensors

Mali

Au Mali, attendus aux urnes en février 2022 pour les présidentielles et les législatives, les électeurs devront peut-être prendre leur mal en patience. Le Premier ministre de transition n’exclut pas un report du scrutin de quelques semaines, ou quelques mois.

Choguel Kokalla Maïga, en soulignant l'importance de leur crédibilité un calendrier fixé par la CEDEAO qui ne tient pas forcément compte des réalités sur le terrain.

'' Je pense qu’il vaut mieux organiser des élections apaisées et reconnues par tous plutôt que d’organiser des élections avec des contestations au bout qui vont nous conduire peut-être à un autre soulèvement, à une autre transition, dont personne ne connaît la fin.", a déclaré le Premier ministre malien.

Mais une fin que les maliens connaissent depuis quelques jours, c’est celle de l’engagement militaire de la France dans leur pays. Paris a décidé de réorganisé présence militaire autour d’un dispositif plus resserré. Une pilule amère pour le Premier ministre malien.

'' Nous avons été abandonnés en plein vol, je l’ai dit hier très clairement, parce que nous avons quand même un accord qui nous lie à la France, un accord écrit. On ne peut pas se désengager de cet accord sans même nous aviser. C’est par les médias que nous apprenons que la France a décidé d’arrêter unilatéralement ses opérations militaires avec l’Etat malien.", a expliqué Choguel Kokalla Maïga.

En quête d’une alternative, la piste de la société privée russe Wagner prend de l’ampleur dans le pays. Bamako brandissant sa souveraineté.

'' L’objectif de notre gouvernement, c’est d’assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens : ça, c’est la principale mission d’un gouvernement. Et donc, lorsque des zones sont abandonnées, lorsqu'on nous abandonne en plein vol, qu’est-ce qui nous reste que de chercher des alternatives ? C’est aussi simple que ça.", a souligné Choguel Kokalla Maïga.

A Bamako, la piste russe est saluée par la rue qui ne cache plus son hostilité envers l’ancienne puissance colonisatrice.

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